Le Grand Cahier
Lundi 12 janvier 2009Depuis des années, il y a un petit cahier rouge qui me suit partout. Depuis 10 ans, j’y note des expressions françaises qui m’ont interpellé par un je-ne-sais-quoi, à un instant précis de ma vie. Des petites bribes récoltées à gauche à droite dans des conversations enfumées ou saines, nocturnes ou en plein soleil, avec des amis ou des inconnus, peu importe, des phrases qui ont effleuré mon cerveau en y laissant leurs empreintes.
Ainsi, je suis devenue une collectionneuse d’expressions.
Elles ont toutes une signification. Par exemple, « ça ne casse pas trois pattes à un canard » me rappelle un tendre souvenir d’une conversation dans la cuisine chaleureuse d’un ami, dont la grand-mère disait ça souvent;
l’expression « piquer du nez » je l’associe à une grande sieste sur le transat;
« casser sa pipe » a surgi alors que je me tenais toute penaude sur mon canapé à lire ma friandise favorite – L’inspecteur Maigret;
« avoir un cœur d’artichaut » - ça c’est mon voisin quand il parle de ses histoires avec les nanas;
« tirer des plans sur la comète » - hélas, celle-là je la connais fort bien, des tierces personnes l’ayant un peu trop utilisé à mon égard.
Bon je vais m’arrêter là, avant que ça devienne trop long et que ça tourne au vinaigre, je ne vais quand même pas vous marteler la tête en énumérant toutes les expressions de mon cahier, sinon on n’est pas sorti de l’auberge. Et puis de toute façon j’ai la dalle maintenant alors je vais aller casser la croûte.





