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Cassel / Mesrine / Richet

Mardi 4 novembre 2008

Pour moi il y a les bons films d’action, les navets d’action et les films d’action qui me font vibrer d’une espèce de joie immédiate, quasi enfantine. Ils sont classés par ordre décroissant :
1- Spy game
2- Blood Diamond
3- La chute du faucon noir
4- Ocean 11
5- Lord of war

Il y a aussi ceux qui ne font pas partis de mon classement car ce sont les intemporels. Leurs noms est BOND, James Bond.

On est Dimanche après-midi - en route pour le Gaumont Opéra. Je me réjouis déjà à l’idée de gouter bientot à ma petite dernière friandise « Bond ». Mes yeux s’écarquillent devant les horaires des films affichés en gros devant le cinoch. Il paraît que je viens de rater le « Bond ». « Hélas son heure n’est pas encore venue », pensais-je.
Mais vu que c’est dimanche et que je ne suis pas d’humeur rabat-joie, je me rattrape sur une séance immédiate. Cela tombe sur Mesrine – L’instinct de Mort.
Super… J’adore les friandises « Cassel » aussi.

Cassel fut ma première révélation française en terme cinématographique. Le premier film culte français que j’ai vu quand j’ai débarqué à Paris, c’est La Haine. Alors je voue à Vince, un premier amour pur et nostalgique. Love at first sight.

Je suis complètement déstabilisé par le début du film, des images saccadées se suivent, s’entremêlent, à un rythme nerveux.
C’est hallucinant, on ne dirait pas un film français, c’est presque du Tony Scott – je glisse à l’oreille de mon voisin qui me rappelle aussitôt mon égarement de bonne conduite en mettant son index sur le nez. « D’accord mec, je ne parlerais plus, mais tu ne pourras pas m’empêcher de vibrer devant du bon Cassel et de la bonne action… »

Eh oui, je tremble…Mon Vince en soldat, Vince en voyou, Vince qui danse, Vince qui drague, Vince en chapeau et moustache, portant fièrement cette élégance des années 50, perdu à tout jamais. Il me fait penser à des géants, tels que Clark Gable.

Et puis au fur et à mesure que le film avance, je ne vois plus Vince, je le perds, je ne vois que Mesrine. Et mes yeux, mon ouïe, ma bouche sèche, mon rire, vivent tous pour Mesrine à ce moment-là. Il me trouble Mesrine. Un gangster, un héros, un tueur, un homme-bon.

Enfin un film d’action français qui réussit son pari, nous tenir en haleine. Il a recours à des procédés de bon films américains ; des acteurs géants, un bon scénario bien rythmé, du grand banditisme à la Bonnie and Clyde, la formule marche. Mesrine a le droit d’entrée dans mon Top 5.

Vivement Le 22 Novembre pour le 2ème volet.

PS : Eh oui les filles, révez pas trop, Ca a l’air dure dure d’être sa femme. Demandez à Elena Anaya, Cécile de France et Ludivine Seigner…hihihihi