Archive pour mai 2009

Le Pont

Jeudi 21 mai 2009

Non, je ne suis pas folle au point de mettre des bottes ringardes en plein été, mais c’est pour l’Italie que je vous quitte encore !  Eh oui, je fais le pont moi aussi comme des millions de français. Je profite moi aussi des multiples jours férié du mois de mai qui ébranlent les frenchies depuis la nuit des temps. Un avant-goût des grandes vacances.

Comme vous pouvez l’imaginer, je ne vais pas poster cette semaine, mais à mon retour mardi, je vous ferais promis, un compte rendu de mon voyage. Dans le menu, vous trouverez les aventures de Mlle H à Naples, Rome, Capri et Ischia. Je sais que c’est très ambitieux pour un weekend de 4 jours, mais je vais essayer de bien m’organiser et surtout de me lever tôt.

Et vous, votre pont, vous le passez où ?
(p.s : Par ailleurs l’expression « faire le pont » pour désigner le droit de sécher le travail en bonne et du forme, m’amuse.

Un Corps Parfait - Part 2

Lundi 18 mai 2009

Et voilà, que pleine de férocité, je me rends à mon premier cours de hip hop. C’est parfait pour moi, la prof a l’air aussi agressive et haineuse de graisse que moi. On fait des abdos à n’en plus finir, 120, 150, à 190 je lâche, mais une voix me rappelle à l’ordre « allez les girls, on fight, on fight ». Après il faut faire des pompes. Alors là je suis complètement nulle. Je n’ai jamais su en faire et puis je déteste ça. Je me sens trop ridicule car à chaque fois que j’essaye de monter tout le corps en ligne droite, eh bien ça rate, il y a le cul qui s’élève et je ressemble à un dromadaire. Enfin, jusqu’à là, je ne m’étais pas rendue compte que cela arrivait dans le meilleur des cas. J’étais sur le point de me confronter au pire. Tout à coup, mes bras ont tremblé si fort que je me suis retrouvé affalée par terre avec la douleur du choc de cette chute de quelques centimètre qui me tenaillait le ventre et les hanches.
Je ferme les yeux. J’ouvre les yeux. Elle se tenait là devant moi, telle une hyène avec sa grande crinière rousse et sa bouche énorme qui criait : You will fighttttttttttttttt. Debouuuuuuuuuuuuuut. Je ne me le suis pas fait dire deux fois.

Enfin la prof annonce la fin du travail sur les muscles (du cauchemar) et la musique de Miss Platnum commence. C’est le moment d’apprendre la chorégraphie. Je m’amuse beaucoup. Je suis toute fière, je connais les mouvements, j’y arrive les doigts dans le nez. Jusqu’au moment où en pleine pirouette, la voix de la prof surgit soudainement « H, vous n’êtes pas dans un cours de danse contemporaine, mais dans un cours de hip hop. Et le hip hop les filles, ça a du chien. Maintenant, Listen to the rhythm et go encore une fois. Et puis elle est venue à coté de moi, elle a commencé à danser. On faisait les mêmes mouvements, mais ils semblaient tellement différents, les siens avaient la classe.

Le soir, chez moi j’essayais les mouvements devant la glace, je me sentais si tonique. Le lendemain j’avais des courbatures partout, alors j’ai passé la journée au lit contente de cette preuve d’efficacité de mon cours (d’un point de vue sportif). Je me suis dit que la prochaine fois j’allais échanger mon leggings contre un jogging.

Un Corps Parfait - Part 1

Lundi 11 mai 2009

Deux mois que j’angoisse. Deux mois déjà, que toutes les couvertures de magasines font leur une sur le dictat de la minceur « comment maigrir avant l’été, comment perdre son ventre avant d’aller à la plage, une barre de chocolat égale 1h30 de course ». Je ne peux plus marcher dans la rue sans être confrontée à ces beautés si minces, ci blanches, de la France.

Personnellement, je suis plutôt ce qu’on appelle une beauté méditerranéenne, avec la peau mate couleur huile d’olive, des hanches larges, un ventre plutôt rond que plat. Je ne m’étais jamais sentie dodue avant d’arriver à Paris. Pendant des années j’ai essayé de percer le mystère de la minceur des françaises, (bien entendu chez nous ces filles passent pour des malades squelettiques, mais bon je vis ici, alors je me conforme aux coutumes et aux goûts du pays), pour arriver à la conclusion que leur squelette est plus petit que le notre, que leur os sont plus étroits, aussi bien chez les filles que chez les garçons, qui eux aussi sont moins large d’épaules, et plus fins des cuisses que les gars de chez nous. Donc la minceur chez les Françaises est génétique, donc rien à voir avec une certaine volonté à ne pas s’engouffrer de chocolat et de glaces. Une fois arrivée à cette conclusion, je me suis réconciliée avec mon corps et moi-même et étrangement j’ai maigri.

Deux mois que j’angoisse car avec l’arrivée des beaux jours, la mer et la plage ne ressemblent plus à un beau souvenir d’une vie passée, dans moins de trois semaines, ce corps qui sommeillait sous la graisse hivernale va devoir s’étaler gracieusement sur des rochers de calanques chauffés par le soleil. Alors les temps sont serrés, on passe à la vitesse frénétique. Vite, Google, mon ami, il me faut des cours, des cours qui feront bouger mon corps, qui vont attaquer ma graisse dégoulinante, dégoûtante, et la feront disparaître. Abdos, fessiers, cuisses, bras… la spirale des tourments qui commence…

A suivre…

Ma Première Fois

Vendredi 8 mai 2009

Le muguet du 1er mai

Vendredi 1 mai 2009

J’ai mis le réveil très tôt ce matin. Je voulais profiter du calme matinal et des premiers rayons de soleil, pour me promener dans les rues avant que la ville se réveille. Quelle fût ma surprise de voir dès 6 heures du matin, des dizaines de marchands de fleurs blanches faisant le guet des âmes passantes.
« Mademoiselle, des muguets… », entendais-je partout derrière mes pas. Le marché se réveillait. Les vendeurs de fruits et légumes discutaient tous ensemble buvant leur café. Les boulangeries n’étaient pas encore ouvertes. Tout d’un coup, la porte de camion s’ouvrit et une tête rousse, un peu hirsute sortit en baillant. L’homme, qui visiblement avait passé la nuit là, sortit de son sac de couchage et commença à installer un petit stand de muguet.

Lors de ma petite promenade parmi ces marchands bavards j’ai appris que le muguet du premier mai est une fleur porte-bonheur qu’on offre aux gens qu’on aime, pour leur souhaiter chance pour toute une année et pour célébrer les joies du printemps. On m’a appris aussi, que cette tradition date du 1er Mai 1561 et qu’on le doit au roi Charles X qui décida d’en offrir à toutes les dames de la cour. Il a trouvé l’idée chouette et le lança comme habitude pour les années à suivre.

La vente de muguet dans les rues remonte pour sa part aux environs de 1936 avec l’avènement des congés payés, et c’est devenu la fleur de la fête du travail.
Je suis rentrée me recoucher et en me réveillant à midi, j’ai trouvé sur la table de mon chevet un bouquet de muguet.