La Bise – Première Année
Jeudi 29 janvier 2009Mon premier jour au lycée français fût un souvenir inoubliable.
Dès que j’ai mis les pieds dans ma nouvelle classe, je me suis sentie aimée par les Français. L’un après l’autre, ils sont venus se présenter et ils m’ont embrassé sur les joues, certains même 4 fois. Mon cœur, pas habitué à cette explosion d’amour inconditionnelle, palpitait de gratitude envers cette grande gentillesse. Les pommettes rouges, les yeux en larmes, je m’assoie à côté d’une fille très jolie, qui m’embrasse elle aussi. Elle portait un nom de fleur qui lui allait comme un gant, Violette.
Après les cours, je suis allée rencontrer ma famille d’accueil, qui donnait une réception en mon honneur pour présenter la petite étrangère qui allait vivre avec eux, à tous les voisins et amis. Là aussi, rebelote, je me suis émue alors qu’ils venaient tous m’embrasser.
J’ai appelé ma mère le soir même qui pleurait de gros sanglots à l’autre bout du fil. Je lui ai dit « Pleure pas maman, ici ils sont tous très gentils et bons avec moi, ils m’ont tous embrassé. D’ailleurs je ne comprends pas pourquoi on dit que les Français sont froids, c’est tout le contraire. Ne t’en fais pas pour moi maman. La France m’aime. »

Toute la semaine continua ce rituel de bisous incessants. Je commençais à m’y faire, je souriais moins comme une débile quand on m’embrassait, surtout que les autres ne semblaient pas exprimer un sentiment particulier, quand ça se passait. Ils faisaient ça avec naturel. Deux semaines après, ce n’était pas encore tout à fait ça, mais je m’approchais immanquablement de mon but : « la neutre attitude au moment du bisou ».
J’ai beaucoup d’histoires à vous raconter sur moi, la bise et les Français, mais ce serait injuste de tout vous raconter en une seule fois. J’ai goûté, subi, joui, haï, dévié et recherché cette fameuse bise, pendant trop d’années pour vous la lâcher d’un coup. Alors à bientôt pour la suite. Bisous, bisous.





C’est de notoriété mondiale, et c’est une image que les Français revendiquent eux-mêmes haut et fort, alors je ne pense pas froisser quelques-uns : les Français sont des 


Le 24 au soir, dîner de Noël chez la mère de mon ami français, le 25, déjeuner chez le père de l’ami français, le 25 au soir j’étais invité à une bouffe organisé par mes concitoyens, quant au 31 décembre… mes souvenirs sont un peu brouillés pour cette nuit-là, alors je préfère oublier ceux qui me restent. Le 1er Janvier, ma sœur et son petit ami, m’invite manger des restes du réveillon.





