Archive pour octobre 2008

Je Danse Donc Je Suis

Mercredi 29 octobre 2008

Beach Sex Party…You wish !

Mardi 28 octobre 2008

Tout a commencé à Rimini, en Italie.. Grande chambre d’hôtel 5 étoiles, face à la mer, bons restos, et tout le tralala du voyage d’affaire. Rimini à la réputation d’être la ville BSP (beach-sex-party) de l’Italie. Toute la jeunesse dorée de l’Italie du Nord va se trémousser dans les boîtes très hot sur la plage.

C’est peut être la petite Ibizza d’Italie, mais en hiver Rimini est une ville morte : des routes vides, du brouillard, on se croirait dans un film d’Antonioni.

Alors pour me consoler, j’ai décidé d’aller boire mon ristretto dans un bar sur la plage. J’ai fait des kilomètres de côte déserte, décoré de petites cabanes en bois, faisant office de café, mais tout était fermé. La vue d’un chien errant m’a persuadé à abandonner l’idée d’un kawa sur la plage.

MAIS, heureusement qu’il y a les Italiens à Rimini , ils m’ont sauvé!

Imaginez une ville maritime tristounette en hiver, avec un seul bar comme attraction nocturne, on y met un beau serveur, Italien par dessus tout et le tour est joué. Il n’y a pas mieux pour émoustiller la pauvre touriste en quête d’aventure. Il connaît son travail, il est généreux avec nous toutes. Il nous sourit, pose avec nous pour nos photos souvenirs, prépare des cocktails spéciaux aux gingembre et fruits de la passion. Qu’il est beau Roberto !

Et puis il y a Diego que j’ai rencontré dans ce lieu convivial qu’est la queue des toilettes. On y papote, on y ragote, on se chamaille…
Lui c’est l’homme accompli, d’un charisme ravageur, plein d’humour, habillé avec goût, à l’aise en société et avec les femmes et heureusement pour moi amoureux de sa ville et de son histoire. Il m’a montré les bateaux et la maison de Fellini.

Et Andrea….Ce tendre Andrea, ancien danseur étoile avec qui on refait le monde et on parle de littérature tout en dégustant une merveilleuse grappa de 20 ans d’age.

Ah l’Italie et ses éternels amoureux de femmes ! Mlle H chavire…

Virée Nocturne

Dimanche 26 octobre 2008

Une fois par mois, Mlle H part en virée nocturne. Ses compagnons de route, elle les choisit avec soin, sinon la méga virée risque de se transformer en petit resto en tête à tête, demi bouteille de vin, déballage de nos vies. On apprend tout sur sa femme, sa vie quotidienne, ses petits soucis de travail, sa moto qui est chez le concessionnaire, la nouvelle lampe acheté chez Habitat… Et puis on fait bise-bise au quai du métro, réfléchissant déjà sur la série à télécharger en rentrant.

Alors qu’en virée, la nuit m’entraîne vers des conversations hétéroclites, souvent ludiques. On déambule ainsi dans la ville, se racontant nos petits secrets de coeur chez Prune, citant des articles du « Cahier du cinéma » à l’Hôtel du Nord, chuchotant les dernières tendances à la Perle, débattant sur » le rôle d’Antonin Artaud dans la progression de la conceptualisation du théâtre » à la La Belle Hortense, compatissant avec les intermittents de spectacle qui se plaignent aux Folies, évoquant la politique chez les Editeurs, partageant notre fascination de l’univers et des pratiques occultes au Connétable, se rendant comme des zombies pour un ultime verre au Zorba, et à ce point là il fait jour et tout simplement on ne parle plus. Tout ce qu’on échange est un croissant et un double café, n’importe où, là où on trouve une boulangerie ouverte.

Les SMS qui ne sont pas de simples SMS

Samedi 25 octobre 2008

La question qui tue

Vendredi 24 octobre 2008

Mlle H est en colère. Elle est énervée contre tous ces Parisiens qui n’importe où, à n’importe quelle heure de la nuit, avec n’importe quel taux d’alcool dans le sang, lui posent tous toujours cette même question : “Sinon, tu fais quoi dans la vie ?”.

Mlle H veut leur crier sur leur visage et leur dire qu’il y a tellement d’autres sujets bien plus passionnants sur lesquels deux inconnus peuvent parler, et qu’elle en a marre qu’on veuille la jeter tout de suite dans la corbeille sociale. Elle veut leur dire qu’eux-mêmes profondément n’en ont rien à foutre de connaître sa réponse et puis si elle sort se mettre la tête à l’envers dans des bars, c’est peut être parce que justement elle n’est plus au travail. Et que surtout, depuis 8 ans, une question la suit dans les bus, trains, bars, métros, parcs, cantines, piscines, cuisines : “Sinon, tu fais quoi dans la vie ?”.

Le Parisien dans le Metro : un parfait objet d’étude

Jeudi 23 octobre 2008

Le Parisien monte dans le métro, mouvement de tête rapide, gauche, droite, place libre, fonce… À peine assis, il sort le Libé de la poche de sa veste ou un livre portant un titre du genre « La mécanique des sentiments ». Il cale ses genoux de sorte à ne pas toucher ceux du voisin et dans un battement de cil se plonge dans sa lecture. Même son corps change; les épaules se voûtent, les cuisses se serrent, le cou pend, le nez frôle la page.

À partir de ce moment, il devient imperturbable. Tout mouvement ou bruit autour de lui s’efface.
Les cris des clochards, p’tite pièce, ticket résto, bonne journée…, les italiens qui s’extasient bruyamment à la vue de la Tour Eiffel à Birhakeim, les musiciens improvisés qui chantent Bessame Mucho de Nation à Porte Dauphine, le minet en slim, converse et iPod qui descend à Châtelet, les jambes nues sur talons aiguilles qui nous quittent à Etienne Marcel : mince !
Et ce con, il lit encore…

Une amie en visite sur Paris, très impressionnée par les Parisiens dans le métro, m’a dit : « En voilà un peuple cultivé ! S’il y avait le métro chez nous, on serait tous devenus cousins, alors qu’eux deviennent savants».